* Économie d'eau : Les toilettes sèches comme alternative à la chasse d'eau évitent le gaspillage de dix à douze litres d'eau potable à chaque utilisation. La consommation d'eau par les toilettes est souvent environ le tiers de la consommation d'un ménage.
* Respect du cycle de l'eau : Les selles se dégradent mal dans l'eau. Bactéries et substances chimiques que nous rejetons nécessitent un traitement plus long pour être inoffensives que l'eau grise (eau de lavage). Donc la chasse d'eau des WC augmente considérablement la charge des stations d'épuration en volume et en puissance. Dans le cas d'un traitement par bassins plantés (lagunage) des eaux grises, l'usage de toilettes sèches permet de diminuer le nombre de bassins successifs et de simplifier le traitement, le rendant accessible aux maisons individuelles.
* La constitution d'un amendement organique de qualité à partir des déjections permettant de restituer à la terre les éléments qu'on en a retirés. Ceux qui cultivent un jardin trouvent directement une utilisation à leur compost, sinon un voisin jardinier ou cultivateur pourra en tirer parti.
* Absence de bruits générés par la chasse d'eau et pas de problème de gel dans le cas de toilettes extérieures dans les pays froids.
* Pallier des problèmes d'épidémies (problème très important dans les pays dits en voie de développement où les populations utilisent des latrines qui contaminent les nappes phréatiques).
* L'usage étant peu répandu, il faut anticiper l'embarras d'amis et autres visiteurs de passage.
* Les réticences vis à vis des toilettes sèches sont principalement dues à un blocage culturel qui demandera, sans doute, du temps pour être surmonté. La Suède a sur ce point pris un peu d'avance. Apparues là-bas avant la Seconde guerre mondiale, les toilettes sèches sont complètement entrées dans les mœurs. Au point que certaines communes ne délivrent plus aujourd'hui de permis de construire si la maison n'en prévoit pas !